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Un blog sur le cinéma, toute les prévisions des films et des jeux-vidéos à sortir, des critiques de films et de jeux-vidéos et une section sur Alexandre le Grand et la littérature.

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Aliens VS Predator Requiem

Une suite meilleure que l’original ? C’est possible et ça existe. C’est extraordinairement le cas du très décevant Aliens VS Predator : Requiem.

Aliens vs. Predator - Requiem - Affiche japonaise

L'affiche japonaise, infiniment plus belle que la française

Les frères Strause (c’est comme ça qu’ils ont signé leur film), réalisateurs débutants, ont donc réussi à faire mieux que le réalisateur à jeux-vidéo Paul Anderson qui s’était très pris au sérieux dans Alien VS Predator premier du nom alors que son scénario était tout sauf vraisemblable, réalisant avec cette séquelle de la meilleure saga de science-fiction du cinéma qu’est Alien un gâchis total de cette licence (celle de Predator a déjà coulé dans Predator 2, à un point irrécupérable) en faisant charcuter par centaines des Aliens sur fond de temple Aztèque, Aliens qui ont été bien servis pour leur 25 ans avec ce film… L’apparente réussite donc de cet AVP-R est donc une fausse joie pour les fans qui, comme la rédaction, espéraient un miracle… car il fallait vraiment être fort pour faire pire que Paul Anderson.

Qu’ont donc fait-ils de plus que Paul Anderson ? Ils se sont moins pris au sérieux, ont bénéficié d’un scénario un peu moins extravagant que celui du premier opus (au revoir les Aztèques), et surtout ils se sont amusés à multiplier les références aux films de la saga Alien. C’est un des rares points positifs du film, qui peut intéresser les fans.

Aliens vs. Predator - Requiem

En effet les Strause sont des passionnés d’Alien et de James Cameron, sauf que c’est justement James Cameron qui a le moins bien réussi son Alien, tout en restant excellent par rapport aux autres films.

« Amuser » est vraiment le mot lorsqu’il s’agit de décrire ce qu’ont fait Colin et Greg Strause. Mis à part les références et une petite scène parodique très rigolote et surprenante, qui passent encore, les réalisateurs débutants semblent avoir montés leur film comme on monte une fusée Lego, sauf qu’à l’arrivée ladite fusée ne décolle pas… Tout ce qu’ils avaient envie de faire, de filmer, de montrer, ils l’ont faits, ils l’ont incorporés dans leur film sans se soucier d’effacer leurs traces et sans veiller à l’harmonie du film. On retiendra sûrement la planète Predator, le Predalien et le nombre d’armes utilisées par le Predator (alors il y a… le canon, la bombe, les lasers, le fusil, les shurikens, les poings, les griffes, de l’acide bleu, un fouet soi-disant tronçonneur, une lance dépliante), qu’il finira on ne sait pourquoi par tout quitter avec son armure (mais si on sait : les réalisateurs voulaient juste filmer la tête du Predator sans casque, et ils n’ont pas eu d’autre emplacement pour le faire qu’au moment où il ne faut pas les enlever !), les monstres qui sortent des égouts en défonçant le sol… Cet ensemble de bric et de broc s’effondre rapidement sous son propre poids.

Aliens vs. Predator - Requiem

Trop ambitieux, les Strause ont voulu rassembler les amateurs d’action comme de frissons et de gore, les fans de deux licences comme les spectateurs banals, et à force d’hésiter le scénario s’essouffle et court-circuite. Le film, lui, arrive à garder son rythme, mais sans fond ça ne marche plus très bien.

Il existe quelques réussites dans le film, mais seulement sur la forme, justement là où on attendait le plus les réalisateurs spécialistes des effets spéciaux : les créatures, l’Alien en tête, suivi du Predalien, quelques ambiances et décors, les effets spéciaux bien entendu. Enfin, là où ils surpassent de loin Paul Anderson, c'est lorsqu'ils se bornent à laisser les créatures dans l'ombre, ce qui nous laissent toujours la surprise de l'apparence... contrairement à Alien VS Predator.

Mais là où ça ne va pas, c’est le jeu des acteurs. Les réalisateurs l’ont confessés eux-mêmes, ils sont plus habitués à diriger des créatutes artificielles que de véritables acteurs. Ainsi, les personnages jouent au concours de qui aura le moins peur face à un monstre tout au long du film.

Aliens vs. Predator - Requiem

Les Predaliens aussi savent parasiter

Quant à la fin… Elle ressemble à du bâclage de scénario… Et pourtant le scénariste n’a pas oublié une petite ouverture finale pour une nouvelle démolition dans Alien VS Predator 3, qui sera mis en chantier par la même équipe si cet opus attire quelques spectateurs et qui se déroulerait « entièrement dans l’espace ». Espérons qu’on ne verra jamais de Strause au générique de l’hypothétique Alien 5 (dernière pique : le pire serait d’y voir Christophe Lambert en tête d’affiche)…

 

Note finale : 13/20

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