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Un blog sur le cinéma, toute les prévisions des films et des jeux-vidéos à sortir, des critiques de films et de jeux-vidéos et une section sur Alexandre le Grand et la littérature.

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"Che - Première Partie : L'Argentin" de Steven Soderbergh (2009)

Après la sortie du diptyque sur Mesrine au cinéma, c’est à Ernesto « Che » Guevara qu’est consacré ce nouveau diptyque ; même si, à l’origine, les deux parties ne formaient qu’un seul film qui a fait sensation à Cannes… pour sa durée (4 heures 15). Evidemment, les distributeurs n’ont pu imposer au commun des spectateurs les conditions cannoises si ils voulaient rentabiliser le film.

Che - 1ère partie : L'Argentin

Cette première partie raconte l’ascension du Che, soit la folle expédition de 80 guérilleros à travers Cuba pour destituer le général Batista. Le film alterne des scènes en noir et blanc qui évoquent non pas le passé dans le temps du film mais le futur, comme les discours du Che à l’ONU, et les scènes qui font référence à la guerre engagée par Fidel Castro. Ce montage permet évidemment d’établir des résonances et donne l’occasion à une narration en voix-off du Che de certains évènements.<o:p></o:p>

La première apparition du légendaire révolutionnaire est très réussie, puisque c’est un homme essoufflé, en pleine crise d’asthme qui apparaît à l’écran, rappelant la faiblesse apparente des guérilleros face à l’armée de Batista. Benicio del Toro, promu à Cannes pour son interprétation, impressionne plus par sa ressemblance physique avec le Che que par son jeu. Il reste discret, on remarque bien que le chef, ici, c’est Fidel Castro.

Che - 1ère partie : L'Argentin - Benicio Del Toro

Le film est monocorde, constant. Le montage ne met pas plus en valeur les scènes de combat ou autres actes d’héroïsme du Che que les scènes de dialogue. Cela donne un côté mécanique au film, très utile pour exprimer l’avancée implacable de <st1:personname w:st="on" productid="la Révolution.">la Révolution.</st1:personname><o:p></o:p>

On regrettera tout de même l’absence de neutralité du scénario, qui est assez manichéen, puisqu’il nous présente <st1:personname w:st="on" productid="la Révolution">la Révolution</st1:personname> et le Che comme des gentils sauveurs, qui délivrent les paysans, les éduquent, les protègent… Le film s’achève même sur une scène célébrant l’irréprochabilité du Che, qui punit les abus de son armée. On aurait aimé que soit exposé des éléments plus compromettants pour le Che (qui est lion d’être un saint), la part sombre de tout grand homme ; des éléments qui puissent expliquer comment deux hommes (Fidel Castro et Ernesto Guevara) peuvent décider d’entrer dans l’illégalité et de risquer leur vie pour mener une révolution. A part le « brin de folie » dont parle Castro au début du film, on n’a plus, comme explication, que la simple force des idéaux du Che…

Che - 1ère partie : L'Argentin

Finalement, le rythme plutôt plat du film et sa partialité parfois dérangeante handicapent cette biographie du Che, et lui refusent un éventuel statut de « chef-d’œuvre ». Les deux parties du  film ont été tournées en seulement un mois, et cela se ressent parfois sur l’image : à part quelques traces de sueur, les guérilleros semblent bien propres, et la compagne du Che est beaucoup trop impeccable et maquillée pour être crédible en combattante… Néanmoins le plaisir de voir ressusciter à l’écran la légende du Che procure un certain plaisir qui perdurera tout au long du film.<o:p></o:p>

Note finale : 16/20 Carnets de Voyage de Walter Salles reste encore le meilleur film sur Ernesto « Che » Guevara.<o:p></o:p>

 

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