Destination Finale… une saga désormais forte de quatre films, et qui va encore s’agrandir au vu du succès du dernier opus. Pourtant, Destination Finale 4 ne se distingue de ses précédents que par l’ajout de la 3D. En fait, faire une critique de l’opus 4 revient à faire celle des précédents… Destination Finale, Destination Finale 2, Destination Finale 3 et Destination Finale 4 ont a peu de chose près la même histoire, ou plutôt suivent le même concept : un groupe de jeunes américains échappe à la mort, mais une succession d’évènements plus ou moins hasardeux vient les rattraper et « corriger » leur chance d’avoir su tromper le sort.

Ce n’est pas à proprement parler du cinéma, mais un jeu. Comme dans tous les Destination Finale… les acteurs sont pathétiques, la caméra très peu inventive et les dialogues (plus ou moins inutiles), viennent juste combler la durée du film. Ça participe, plus ou moins consciemment, à l’aspect comique du film… Mais là n’est pas l’intérêt. Ce qui compte, c’est la façon dont va mourir le prochain personnage de la liste. Et pour cela, tous les artifices sont possibles pour entretenir la surprise : flash-back, visions, répétitions… Le but étant toujours de surprendre le spectateur, et, après lui avoir laissé imaginer la suite du scénario, achever le pauvre acteur d’une toute autre manière que celle attendue…
Pour cela, la 3D est un atout non négligeable. Peut-être même celui majeur du film, et le seul de cette suite pour ceux qui ont vu les précédents. Le sang gicle, les membres volent et toutes sortent d’objets sortent de l’écran, et il n’est pas rare que l’on recule soudainement sur son siège !
Enfin, il faut quand même reconnaître l’inventivité du scénario, qui nous embrouille dans le passé, le présent et le futur, le réel du rêve pour toujours mieux éviscérer, étrangler, mutiler ses pauvres personnages…
Un film déjà-vu… mais qui dispose de la 3D. Pour ceux qui ne connaissent pas encore la série.
Note finale : 15/20