Joyeux Noël est le film qui a représenté la France aux Oscars, donc le film avait intérêt à être bien… Il l’est.

C’est l’histoire d’un soi-disant fait méconnu de la guerre (qui ne l’est plus). Le soir de Noël, des Allemands, des Français et des Ecossais sortent des tranchées et se souhaite un joyeux noël dans une nuit qui créera des liens entre les « ennemis » avec les chants, la messe de minuit, puis le lendemain le match de foot, l’enterrement des morts…
Mais après ces moments d’amitié passés avec ceux d’en face, peuvent-ils encore se tirer dessus et s’envoyer des obus ?

Ce film qui est drôle, émouvant est un formidable message de paix loin des films héroïques où les Allemands sont des démons qu’on tue comme si c’était du bétail à abbattre… Ce film qui montre encore une fois l’absurdité de la guerre, car après Noël passé, les trois armées ne pourront plus se combattre et lorsque les poilus écriront les autorités apprendront ce qui s’est passé, les soldats seront tous punis cruellement… Le film montre aussi le rôle de l’église avec un discours d’un cardinal ressemblant étrangement à ceux qu’ils y auraient pu avoir dans le film sur les croisades Kingdom of Heaven…
Mais le film comporte aussi beaucoup de maladresses : la caméra n'est pas toujours placée au bon endroit ; mais c'est surtout l'impression de déjà-vu qui blesse. L'histoire et les thèmes sont déjà connus, la réalisation banale n'apporte aucun relief à ces thèmes rebattus. C'est particulièrement visible avec la scène finale, copié-collé de celle des Sentiers de la Gloire de Stanley Kubrick, à ce jour le meilleur film sur la Grande Guerre.
Note finale : 16,5/20