Effroyable échec commercial dans le monde entier, ce film, signé par les réalisateurs de la série Matrix, est l'adaptation au cinéma de la série à succès (aux Etats-Unis seulement) Speed Racer, elle-même adaptation américaine d'un manga japonais.

Le film se révèle époustouflant dès les premières images. Les réalisateurs innovent encore en appliquant au cinéma les codes du manga, qui permettent une surprenante fluidité du récit et donne toute la vitesse nécessaire au film. Car dans Speed Racer, la seule chose qui compte, c'est d'aller vite, toujours plus vite. L'intrigue ne s'attarde jamais, les ellipses sont démultipliées, tout est fait pour garder un rythme trépidant assuré grâce aux époustouflantes courses de voitures, véritable intérêt du film.

Mais cette recherche de vitesse des réalisateurs les a peut-être fait oublier le scéanrio, très simple, très convenu et surtout très prévisible. Tous les dialogues sont à réécrire, le ridicule n'étant pas si loin lorsque les personnages se confient...

Speed Racer est sans aucun doute une claque visuelle, celle de l'année, l'équivalent surpuissant au niveau des couleurs du Charlie et la Chocolaterie de Tim Burton. La nouveauté de la réalisation, le chaos coloré des bolides et des décors permet de pallier à une faiblesse criante du scénario.
Note finale : 15/20