Starship Troopers, malgré son gros budget, na pas séduit à sa sortie les millions de spectateurs espérés. Pourtant, il est aujourdhui plébiscité et rangé dans la catégorie des films « cultes » de science-fiction. Et il en a bien le droit.

Au XXIVe siècle, une fédération musclée fait régner sur la Terre l'ordre et la vertu, exhortant sans relâche la jeunesse à la lutte, au devoir, à l'abnégation et au sacrifice de soi. Mais aux confins de la galaxie, une armée d'arachnides venant de la planète Klendathu se dresse contre l'espèce humaine et ces insectes géants rasent par une météorite en quelques secondes la ville de Buenos-Aires. Cinq jeunes gens, cinq volontaires à peine sortis du lycée, pleins d'ardeurs et de courage, partent en mission dans l'espace pour combattre les envahisseurs. Ils sont loin de se douter de ce qui les attend. (Synopsis Allocine).
Evidemment, on est très surpris durant les 30 premières minutes. Quel est véritablement l'intention du réalisateur ambigu Paul Verhoeven ? A-t-il voulu, comme l'ont prétendu et denoncé les critiques de 1997 faire un film de propagande valorisant la guerre et la destruction (tiens on dirait 300) ?
On se pose vraiment la question... Jusqu'à ce que l'on comprenne que le réalisateur n'utilise en fait que la forme du film de propagande pour mieux la détourner, la ridiculiser. C'est en fait une gigantesque farce, avec un parti pris volontaire pour le ridicule (personnages de publicité, décors et montres très plastiques), qui reste pourtant effrayant (et très violent) pour dénoncer ce que le film semble prôner : la société guerrière américaine.
On est même parfois pas très loin de Full Metal Jacket de Stanley Kubrick (à moins que ce ne soit une référence volontaire...), avec un côté humour sanglant beaucoup plus prononcé. On retrouve aussi un peu d'Alien pour les avertis, mais le film instaure une véritable ambiance, unique, avec ses monstres au côté plastique vraiment particulier, ses planètes desséchées, ses acteurs aux sourires de publicité, son humour macabre et sa superbe musique.
Ne vous faîtes pas avoir comme le public de 1997, ne dédaignez pas ce film qui mérite vraiment son titre de "culte".