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Un blog sur le cinéma, toute les prévisions des films et des jeux-vidéos à sortir, des critiques de films et de jeux-vidéos et une section sur Alexandre le Grand et la littérature.

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Transformers de Michael Bay

Il est très dur de prononcer un avis sur Transformers, de Michael Bay, puisque c’est le film le plus creux que j’ai vu au cinéma depuis longtemps.

Transformers - Affiche française

Ce film est inspiré des jouets « Transformers », des voitures qui se transforment en robots, qui on ne sait comment se sont insérés dans un dessin animé et maintenant au grand écran. Faire un film sur un jouet ? Ce n’est plus du cinéma. Mais c’est Michael Bay qui le réalise, Steven Spielberg qui produit, alors tout de suite on comprend mieux le pourquoi du film. Les deux réalisateurs n’ont fait ce film que pour s’amuser, et au passage, nous divertir par la même occasion. C’est le seul intérêt du film, n’allez pas le voir en pensant à un La Guerre des Mondes 2, le but du film n’est pas de faire réfléchir.

Pour cela, on utilise une licence quelconque ayant trait aux extra-terrestres, comme les jouets Transformers, dont on a déjà fait un film en 1986, on en tire tant bien que mal un scénario et on tourne un film, qui en plus sera produit par la société de jouet ! Scénario que je vais pouvoir vous résumer très rapidement et qui est un monument de ridicule : deux « races » de robots aux noms débiles et pompeux, les Autobots dirigés par Optimus Prime (le premier des meilleurs) et les Decepticons, dirigé par le grand méchant Megatron, s’affrontent sur Terre pour le contrôle d’un cube géante, le Allspark qui contient le pouvoir de « transformer » les objets mécaniques. Il y a évidemment les gentils, le Bien, les Autobots, qui veulent défendre l’Humanité, et les méchants, le Mal, les Decepticons. Très manichéen. Au milieu de tout ça on retrouve un groupe d’humain qui essaye de comprendre ce qu’ils foutent là.

Et c’est parti : pendant 2h23, Michael Bay nous impose sa vision du cinéma : une fois le titre du film affiché, on assiste à cinq minutes de dialogues qui esquissent des stéréotypes de militaires américains avant que BIM ! BAM ! BOUM ! Et ça commence juste : il y en a quinze autres comme ça. Une vision du cinéma que tout le monde est loin de partager.

Néanmoins après la première demi-heure passée, on commence à se laisser embarquer par le délire du réalisateur, et on rigole toutes les cinq minutes devant les ingéniosités du scénario… Tout est à prendre au second degré. Comment ne pas le penser en entendant les phrases débiles du scénario : « ce n’est pas l’homme qui prend la caisse mais la caisse qui prend l’homme » (le scénariste était-il en train d’écouter Renaud ?) ou encore les « Autobots ! Transformation ! » ?

La faiblesse de Transformers, c’est quand il justement il essaye de prendre de la consistance et de rentrer au premier degré : par exemple un discours pro-voiture un peu trop appuyé, si vraiment une intention se cache derrière tout ça.

Transformers - Tyrese Gibson (au centre)

Enfin le film est servi par une très bonne musique très très présente puisque il n’y a pas beaucoup de scènes sans accompagnement musical, bien évidemment les effets spéciaux sont énormes, et c’est un miracle visuel que les transformations.

Evidemment, ce n’est pas le film de l’année, ce n’est peut-être même pas un film, ça ne peut pas plaire à tout le monde… Mais le réalisateur a rempli les objectifs de Transformers.

Note finale : 15/20

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