Ah, quel événement, la sortie de la troisième adaptation d'Astérix au cinéma ! Que d'espérances placés dans ce film après le succés tant critique que financier d'Astérix : Mission Cléopâtre ! Tant de millions investis pour un film français (seul Le Cinquième Element de Luc Besson a rassemblé plus d'argent avec 90 millions de dollars, contre 78 ici), de risques encourus et de matraquage publicitaire !

Et tant de mauvaises critiques, d'avis défavorables ! La rédaction est partie avec la peur au ventre voir le film tant décrié... Et finalement, c'est mauvais. Très mauvais. Pour une fois tout le monde est d'accord.
Cet échec n'aurait peut-être pas semblé si grand si le film n'était pas la suite de l'opus d'Alain Chabat qui ne sera sans doute jamais dépassé... Mais il n'y a rien à faire, vous avez beau vous installez face à l'écran avec les meilleures intentions du monde, en vous persuadant que les critiques se plantent, en oubliant tous les albums d'Astérix et ses adaptations cinématographiques plus ou moins bien réussies... Las ! L'échec est là. Est-ça la réponse européenne aux films commerciaux américains ? Tout Hollywood doit mourir de rire...

Impossible de le nier, de l'oublier en regardant les cinq premières minutes du film. Existe-t-il une autre ouverture plus ridicule ? Le vaillant Alafolix s'en va en Grèce, mais sur le chemin il rencontre des difficultés. Les gags sont convenus, tellement classiques qu'ils ne peuvent faire rire qu'un enfant qui n'a encore jamais rigolé de sa vie...
Heureusment ça s'améliore par la suite, jusqu'à atteindre le niveau du "bof". On attend patiemment une réplique drôle... Il en arrive quelquefois, avec Alain Delon, où lorsque quelques chansons parodiques retentissent. Le plus souvent, c'est raté. Le pire, c'est que les réalisateurs Thomas Langmann et Frédéric Forestier se croit drôle. La scène se finit, et on comprend qu'il aurait fallu rogoler. Mais non. Leurs blagues se limitent souvent au niveau cour de récré.

D'ailleurs, le film est une cour de récré. Jamais autant de personnalités n'ont été réunies dans un seul film, et l'action s'éparpille dans tous les sens, en perdant tout son rythme. Tout le monde l'a dit, il ne sert à rien de le répéter, le film est une succession de gags ratés et pas terminés. Benoît Poelvoorde en Brutus, nouvelle star du film après Roberto Benigni puis Jamel Debbouze, échoue complètement dans la quasi totalité de ses gags. On ne voit presque jamais Astérix, joué par Cornillac, qui est beaucoup plus ressemblant que Chrisitan Clavier et donc plus réussi, et Obélix, plus drôles que les autres mais qui, malgré leur statut de "personnages principaux", sont relégués aux oubliettes du scénario.

T'as beau sourire, on ne rigole pas.
Les seuls qui sont vraiment drôles sont Franck Dubosc et Francis Lalanne (hélas !), mais leur scène ne dure que quelques minutes...

Enfin la dernière partie du film, qui n'a rien à y faire, où toutes les stars apparaissent, sent trop le bricolage de scénario. Elle n'est pas du tout intgrée au reste du film, et en plus complètement pas drôle. Une décéption.
Enfin les réalisateurs nous achèvent avec Obélix, qui, en guise de conclusion, nous assène : "Ils étaient bien ces Jeux Olympiques, hein, Idéfix ?" Noooon...
Note finale : 10/20
Malgré ce ratage, il est crucial pour le cinéma français que le film soit un gros succés ! Alors n'hésitez pas quand même !