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Un blog sur le cinéma, toute les prévisions des films et des jeux-vidéos à sortir, des critiques de films et de jeux-vidéos et une section sur Alexandre le Grand et la littérature.

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"Braveheart" de Mel Gibson (1995)

Braveheart, c’est l’histoire de William Wallace, mais à la sauce Mel Gibson : c’est-à-dire qu’en plus d’un souci de réalisme et de reconstitution payants (ça plaît toujours de voir des acteurs à la face et aux habits peu reluisants dans un film médiéval), on a le droit à une violence qui ne se cache pas, une brutalité ici parfaitement en accord avec l’histoire du film et qui constitue donc un de ses points forts, mais aussi à la folie mégalomane du réalisateur, qui n’a pas hésité à jouer le premier rôle : voilà l’explication des détournements des faits historiques qui plombent un peu la reconstitution réussie de la vie sous le Moyen-Âge à seuls fins de donner le beau rôle à Mel Gibson, ou plutôt à William Wallace, un rebelle exemplaire (d’après le film). En effet, ce dernier a tout en commun avec son interprète : il prie Dieu tous les jours, parle latin, c’est une victime qui se révolte dans son bon droit, tenace et qui va jusqu’au bout de ses idées…

Le film est bien découpé en séquences se succédant dans l’ordre chronologique nous montrant l’enfance, la montée et la mort de William Wallace, avec en plus de ce fil rouge de nombreuses autres scènes où sont dévoilés les actions des autres personnages, tous confrontés à des choix difficiles et qui finalement font essayent tous de défendre leurs intérêts dans un mélange souvent très réussi. La violence et la brutalité de Braveheart n’ont d’égal que son histoire, démesurée à l’image du réalisateur mégalomane et interprète principal Mel Gibson.

Les nombreuses batailles sont très bien rendues, grâce à la folie brutale et violente du réalisateur, tumulte où le sang (et les membres) fuse partout, chaos complètement opposé à l’organisation minutieuse du film et le soin apporté aux décors et aux costumes.

Mais alors que son film fonctionnait très bien, Mel Gibson ne peut s’empêcher de nous servir son dessert final tout à sa gloire, où il nous montre un William Wallace, qui ressemble parfois (par pur coïncidence) à Jésus, très souffrant sous la torture, à bout de souffle, ce qui ne l’empêchera pas de crier longuement, fortement et stupidement de la part du réalisateur un « Liberté ! » ridicule. Un petite fausse note finale.

Note finale : 17/20

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