22ème épisode de la saga James Bond, Quantum of Solace continue de renouveller les codes de la série James Bond, après Casino Royale. C'est la première fois qu'un film de James Bond fait suite à un précédent. Mais Quantum of Solace relève-t-il le niveau de casino Royale ?

"Même s'il lutte pour ne pas faire de sa dernière mission une affaire personnelle, James Bond est décidé à traquer ceux qui ont forcé Vesper à le trahir. En interrogeant Mr White, 007 et M apprennent que l'organisation à laquelle il appartient est bien plus complexe et dangereuse que tout ce qu'ils avaient imaginé...
Bond croise alors la route de la belle et pugnace Camille, qui cherche à se venger elle aussi. Elle le conduit sur la piste de Dominic Greene, un homme d'affaires impitoyable et un des piliers de la mystérieuse organisation. Au cours d'une mission qui l'entraîne en Autriche, en Italie et en Amérique du Sud, Bond découvre que Greene manoeuvre pour prendre le contrôle de l'une des ressources naturelles les plus importantes au monde en utilisant la puissance de l'organisation et en manipulant la CIA et le gouvernement britannique...
Pris dans un labyrinthe de traîtrises et de meurtres, alors qu'il s'approche du vrai responsable de la trahison de Vesper, 007 doit absolument garder de l'avance sur la CIA, les terroristes et même sur M, afin de déjouer le sinistre plan de Greene et stopper l'organisation..."

Dès les premières secondes du film on sait déjà que cette suite ne sera pas dans le même genre que Casino Royale. Martin Campbell a été remplacé par marc Forster, qui est doté d'un scénario beaucoup plus concentré sur l'action que sur les dialogues. Ce James Bond est donc plus fidèle aux autres films de la saga que ne l'était Casino Royale, même si les deux films restent toujours à part dans cette saga (les producteurs ont quand même dû attendre 20 films avant de penser qu'ils pouvaient peut-être un peu varier les ingrédients d'un film de la franchise...).

Le film est donc une succession plus ou moins réussie de scènes d'action, chacune se déroulant dans un pays différent, ce qui peut donner un certain côté mécanique au scénario. Mais même si les scènes d'action ont été doublées par rapport à Casino Royale, elles sont toutes (sauf la dernière, hors normes) moins impressionnantes. En effet, le réalisateur a appliqué la méthode du montage syncopé, c'est-à-dire qu'on a le droit à une succession de plans tremblotants durant entre une et deux secondes. L'impression de rapidité est vraiment bien rendue, mais le spectateur ne comprend pas toujours ce qu'il voit et, à cause de la rapidité, n'a pas le temps de prendre vraiment conscience de la démesure de ce qu'il voit. Marc Forster abuse aussi d'un montage en parallèle, avec à chaque fois une succession de plans de James Bond en train de tirer, ramper, sauter, casser... et de plans d'une scène d'extérieure qui se déroule en parallèle, comme une palio ou une pièce de théâtre... Ce qui est assez maladroit, la scène extérieure ne rehaussant pas vraiment la scène d'action, ce qui devient assez agaçant.

Mais on retrouve toujours un Daniel Craig de plus en plus impressionnant dans son rôle, qui porte le film à lui tout seul. Les autres acteurs sont aussi très bons. Et l'évolution du personnage de James Bond n'a jamais été aussi poussée.

Au final, on a donc une suite plus convenue si on la compare à Casino Royale, mais qui reste tout de même passionnante si on la compare avec les vingt autres films de la saga.
Note finale : 17,5/20